Anamnèse 2 / Anamnèse 4

Anamnèse 2 : vernissage mercredi 13 mars 2019 / 18h-19h30 / Campus Rennes 2 – Espace M (bâtiment M)

Anamnèse 4 : vernissage vendredi 22 mars 2019 / dès 21h / Le 4bis – galerie à l’étage

Souvenir, mémoire, trace. Anamnèse 2 (à Rennes 2) et Anamnèse 4 (au 4bis) réunissent les travaux de quatre étudiants autour d’un même questionnement : les représentations possibles de la mémoire. L’anamnèse tient en la réminiscence de souvenirs passés, imprécis, qu’explorent ces travaux artistiques. Le corpus d’œuvres proposé oscille entre sculptures sur bois et textiles, installations et série picturale ; ce travail mémoriel, abstrait, prend forme à travers les différents discours des plasticiens et que présente ici la très active association étudiante L’Espace M.

À travers ses pièces textiles, Mathilde Vaillant propose un regard nouveau sur les ouvrages traditionnels et domestiques que sont les napperons et les serviettes brodées. En utilisant ces techniques de broderie à l’aiguille ou au crochet, c’est un travail manuel répétitif qui est mis en avant. Ainsi, elle invite à une reconsidération de ces objets très souvent jugés kitsch et communs dans les intérieurs ruraux de personnes âgées. Ces pièces textiles

sont l’occasion de créer un point d’accroche pour tous, réunis autour de cette culture cependant commune. Valentin Deligne développe une rencontre entre matériaux naturels et recherches autour de l’exposition, en employant des techniques artisanales au service de la nature. Par la répétition de la ligne, du tracé dans le travail du bois, il produit des sculptures ancrées dans les champs des arts, de l’artisanat et du design. Forme / contre-forme, positif / négatif, destruction, mémoire, traces appartiennent au vocabulaire que ce jeune artiste utilise pour parler de sa production plastique.

Le second axe de réflexion, proposé par deux Claire Gilles et Line Simon, tourne autour de la question de l’empreinte – qu’il s’agisse du relevé graphique d’un objet ou de la marque laissée par un corps pressé contre une surface. Résultant d’un processus méticuleux d’observation, les empreintes de Claire Gilles cherchent à capter la structure des écorces et aspects divers des arbres à la manière d’un relevé scientifique. Ce travail de restitution de la surface d’un arbre, dans le processus continu de propagation de la matière vivante, fige de façon simplifiée l’état de l’être à un moment donné de son existence. Sa recherche s’étend ensuite par la retranscription du motif sur le matériau même du bois.

Line Simon, quant à elle, imagine ses œuvres comme des expériences relatives au temps présent ou au temps passé. La pièce finale nous montre le passage du temps de manière tangible. C’est le résultat d’un processus que le spectateur est invité à observer et à suivre. Ce travail évolutif fait passer la matière par différents états ; pour aboutir à une stratification de cette dernière.